Dossier spécial — 20.06.2018

La Trilogie des Chats : malice, humour et patte de velours !

La Nuit tous les Chats sont gris, Chamasûtra, Je donne ma langue au Chat… A quelques jours de la 2ème édition des Chartreux partent en live !*, retour sur l’histoire d’une malicieuse trilogie, un brin impertinente, qui ne manque pas d’audace !

La nuit tous les chats sont gris : défi relevé

 

Les premières lignes s’écrivent en 2013. Frédéric Sablayrolles, directeur de production et Antoine Gomez, maître de chai, travaillent sur de nouveaux profils de rosé. Des essais sont réalisés, 100hl vinifiés. La dégustation va révéler un rosé à la robe très pâle, avec de légers reflets gris. « Une véritable bombe aromatique. Restait à lui trouver un nom. Nous étions en présence d’un vin gris… Les Chartreux, ces chats au pelage gris-bleu… Au détour de propositions, une expression proverbiale est lancée : La nuit tous les chats sont gris. Une précision : il n’y a alors aucune intention de Trilogie », raconte Christophe Novara, Président de la cave.

Un nom de cuvée particulièrement long qui au départ laisse perplexe. Il ne répond à aucune règle du marketing moderne qui favorise des noms courts aisément mémorisables. Pourtant le défi est lancé. Gianfranco Pontillo, directeur artistique, planche sur l’étiquette.  Il prend plaisir à jouer avec les mots, les imbrique les uns dans les autres. Trouver la bonne typographie, la retravailler, jouer avec les niveaux de lecture, hiérarchiser.  « La vedette de l’étiquette ce n’est pas le chat lui-même », précise Gianfranco,  « Ce sont les mots et le plaisir de jouer avec eux. Tel le parcours d’un chat sur les toits d’une ville, glissant le long d’une cheminée, par-dessus une barrière…» Le résultat, un graphisme qui reprend cette dimension joueuse, un peu mystérieuse, gentiment décalée mais avec élégance.

 

Les premières bouteilles sont commercialisées en 2014. Au-delà du concept marketing, la rigueur apportée tout au long du process de vinification est telle – tant dans les vignes qu’à la cave, que le succès pour ce vin de partage, festif et gourmand, ne se fait pas attendre.

 

Chamasûtra, il fallait oser !

 

Quelques mois plus tard, émerge l’idée d’un vin rouge destiné à un public de « néo-consommateurs » pas forcement connaisseurs. Un vin que l’on prend plaisir à boire, frais, souple et agréable. Pourquoi ne pas répondre à l’impertinente fraîcheur de « La Nuit tous les Chats sont gris » avec ce vin rouge tout en sensualité et gourmandise ? Une série limitée, issue d’un assemblage de Merlot et Syrah, voit le jour à l’occasion de la Saint Valentin en février 2015. Son nom : Chamasûtra…

Une étiquette sombre, alternant le noir brillant au noir mat, des dorures, telle l’intimité d’une alcôve, et « Unlimited Love » comme serment d’un amour éternel. Pour garder une certaine visibilité, Chamasûtra offre un graphisme plus sage, plus classique, plus symétrique. D’ailleurs l’amour n’est-il pas une forme d’équilibre ?

 

Une série limitée qui depuis s’est pérennisée pour satisfaire les amateurs de cette cuvée.

 

Je donne ma langue au Chat, un blanc en forme de devinette

 

Cohabitaient un rosé et un rouge. Pourquoi ne pas prolonger cette nouvelle « histoire à boire » avec un vin blanc atypique ? « Nous avions parmi nos coopérateurs des vignerons précurseurs qui avaient implanté dans la plaine de Pujaut un cépage alsacien, le Gewurztraminer. Nous avons décidé de l’associer à un cépage méditerranéen : le Viognier », relate Christophe Novara. Un assemblage somme toute inattendu, qui au jeu de la devinette : « alors, quels cépages ? », a laissé plus d’un dégustateur sans réponse !  Du coup, le nom est tout trouvé : Je donne ma langue au Chat.

Pour le dernier-né de la trilogie, lancé en 2017, le style se fait nostalgique et enfantin : un papier blanc, des petites lignes de cahier, une tache d’encre, une calligraphie à la plume. Et Gianfranco de préciser : « Je souhaitais évoquer le côté un peu désuet de ces expressions proverbiales transmises de génération en génération. Empruntées aux poètes, aux philosophes, ou issues du bons sens populaire, elles apportent des réponses à nos grandes et petites questions de la vie quotidienne.»

 

Pour compléter cette trilogie, voilà une expression empruntée à l’univers des jeux de mots et des devinettes qui illustre à merveille le moment où l’on s’abandonne au vin lui-même, laissant notre langue et notre palais apprécier le breuvage. Tout en gardant en mémoire ces mots de Colette qui résonnent avec tant de justesse : « Le temps passé avec les chats n’est jamais perdu… »

 

 

* Les Chartreux partent en Live !

Samedi 30 juin de 19H à 1H

Cellier des Chartreux

D 6580 – 30131 Pujaut

En savoir plus sur l’événement : c’est par ICI

 

En rouge, blanc ou rosé,

Caressant ou impertinent,

Trendy ou old school,

Bien sage ou carrément coquin,

Découvrez le trio des Chats du Cellier des Chartreux !

Nathalie D.